Glossaire du judaïsme
Les mots hébreux du judaïsme, définis simplement et sourcés, rangés par thème. Pour chaque terme : sa forme hébraïque, une définition courte, et sa source. Ce lexique oriente ; pour votre situation personnelle, référez-vous à votre rav.
Entraînement · 150 motsSe testerSe testerChabbat
Hadlakat nerotהַדְלָקַת נֵרוֹת
L'allumage des bougies avant l'entrée du Chabbat, dont la lumière apporte la paix du foyer (chalom bayit) ; la mitsva incombe au foyer, la femme l'accomplissant en priorité.
Source : Choul'han Aroukh O.H. 263. Voir la fiche ›
Tossefet Chabbatתּוֹסֶפֶת שַׁבָּת
L'ajout de temps profane au temps sacré : on accueille le Chabbat un peu avant le coucher du soleil, et on le quitte après la tombée de la nuit.
Source : Choul'han Aroukh O.H. 261. Voir la fiche ›
Melakha (les 39)אַרְבָּעִים חָסֵר אַחַת
Les 39 catégories de travaux créateurs interdits le Chabbat, désignées par la formule « quarante moins une » (arbaïm 'hassèr a'hat).
Source : Michna Chabbat 7:2. Voir la fiche ›
Mishkanמִשְׁכָּן
Le sanctuaire portatif du désert dont la construction, placée par la Torah juste à côté du commandement du Chabbat, sert de source aux 39 travaux interdits.
Source : Talmud Chabbat 49b. Voir la fiche ›
Melekhet ma'hchevetמְלֶאכֶת מַחֲשֶׁבֶת
L'« œuvre pensée » : une melakha se définit comme un acte créateur ou transformateur intentionnel, non comme un simple effort physique.
Source : Talmud 'Haguiga 10b. Voir la fiche ›
Sidoura dépat (les 6 groupes)סִדּוּרָא דְּפַת
Le regroupement des 39 melakhot en 6 familles (le pain, le vêtement, le parchemin, construire et démolir, le feu, et les deux dernières) pour les mémoriser.
Source : Michna Chabbat 7:2. Voir la fiche ›
Av vétoladaאָב וְתוֹלָדָה
Chaque melakha est un « père » (av) dont les « dérivées » (toladot), différentes dans la forme mais identiques dans le principe, sont interdites au même titre.
Source : Talmud Chabbat 73b. Voir la fiche ›
Borerבּוֹרֵר
Le tri d'un mélange, melakha permise seulement à trois conditions réunies : à la main, en prenant l'aliment (jamais le déchet), et pour une consommation immédiate.
Source : Choul'han Aroukh O.H. 319. Voir la fiche ›
Hotsaaהוֹצָאָה
La 39e melakha : transporter un objet d'un domaine à un autre (privé et public) ou sur quatre coudées dans le domaine public, quel que soit son poids.
Source : Michna Chabbat 7:2 ; Choul'han Aroukh O.H. 301. Voir la fiche ›
Maké bépatichמַכֶּה בְּפַטִּישׁ
Le « coup de marteau final » : tout acte qui achève un objet et le rend utilisable pour la première fois.
Source : Michna Chabbat 7:2 ; Talmud Chabbat 75b. Voir la fiche ›
Moukséמוּקְצֶה
« Mis de côté » : ce qui n'est pas destiné à l'usage du Chabbat ne se déplace pas ce jour-là, une protection instituée par les Sages autour du repos.
Source : Choul'han Aroukh O.H. 308. Voir la fiche ›
Bassisבָּסִיס
Le support sur lequel repose un mouksé depuis l'entrée du Chabbat et qui devient mouksé lui-même (le cas classique : le plateau qui porte les bougeoirs).
Source : Choul'han Aroukh O.H. 309. Voir la fiche ›
Tiltoul min hatsadטִלְטוּל מִן הַצַּד
Le « déplacement par le côté » : bouger un mouksé qui gêne sans le saisir directement, lorsqu'on a un besoin permis.
Source : Choul'han Aroukh O.H. 309:4-5 ; Talmud Chabbat 43a-44a. Voir la fiche ›
Moussafמוּסָף
L'office supplémentaire ajouté le Chabbat et les jours de fête, aussitôt après Chaharit, en écho à l'offrande supplémentaire que l'on apportait au Temple.
Source : Talmud Berakhot 26b ; Choul'han Aroukh O.H. 286:1. Voir la fiche ›
Kiddouchקִדּוּשׁ
La sanctification du Chabbat par la parole, sur une coupe de vin, avant le repas du soir (et une forme plus courte le samedi midi).
Source : Chemot 20:8 ; Choul'han Aroukh O.H. 271 et 289. Voir la fiche ›
Le'hem michné (les deux pains)לֶחֶם מִשְׁנֶה
Les deux pains entiers sur lesquels s'ouvre le repas de Chabbat, en souvenir de la double portion de manne qui tombait le vendredi au désert. Au troisième repas, leur nombre varie selon les communautés.
Source : Choul'han Aroukh O.H. 274 et 291 ; Chemot 16. Voir la fiche ›
Havdalaהַבְדָּלָה
La cérémonie qui « sépare » le saint du profane à la sortie du Chabbat, sur une coupe de vin, avec des parfums et une bougie tressée.
Source : Choul'han Aroukh O.H. 296. Voir la fiche ›
Neshama yétéraנְשָׁמָה יְתֵרָה
L'« âme supplémentaire » reçue le Chabbat, un surcroît de sérénité qui se retire à la sortie du jour, dont on se console par les parfums de la havdala.
Source : Talmud Beitsa 16a. Voir la fiche ›
Les fêtes
Diasporaגָּלוּת
L'ensemble des communautés juives qui vivent hors de la terre d'Israël ; en diaspora, les Yamim Tovim de la Torah durent deux jours au lieu d'un.
Source : Talmud Beitsa 4b ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 496.
Chana meoubéretשָׁנָה מְעֻבֶּרֶת
Douze mois lunaires tombent environ 11 jours trop tôt par rapport au soleil.
Source : Talmud Roch Hachana 21a ; Rambam, Hilkhot Kiddouch haHodech 1 et 6.
Roch hodechרֹאשׁ חֹדֶשׁ
Le début de chaque mois, à la nouvelle lune, s'appelle Roch 'Hodech.
Source : Nombres 28:11 ; Rambam, Hilkhot Kiddouch haHodech 1.
Yom tovיוֹם טוֹב
Yom Tov (« bon jour ») désigne les jours de fête institués par la Torah, où le travail est interdit comme le Chabbat.
Source : Lévitique 23 ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 496.
Okhel nefechאֹכֶל נֶפֶשׁ
La Torah permet le jour de Yom Tov « ce que chacun doit manger » : c'est la permission dite okhel nefesh, « la nourriture d'une personne ».
Source : Exode 12:16 ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 495:1.
Érouvעֵרוּב
Le mot érouv veut dire « mélange » ou « combinaison ».
Source : Talmud Beitsa 15b ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 366.
Erouv tavchilineתַּבְשִׁילִין
Quand un Yom Tov tombe un vendredi, la permission de cuisiner ne vaut que pour le jour même : on ne peut donc pas cuisiner ce vendredi de fête pour le Chabbat.
Source : Talmud Beitsa 15b ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 527.
Érouv urbainצוּרַת הַפֶּתַח
Pour porter des objets dans les rues d'un quartier le Chabbat, on ajoute à l'érouv hatserot un enclos symbolique : des poteaux reliés par un fil tendu dessinent la forme d'une porte (la tsurat hapetaḥ), et cette suite de portes referme juridiquement le quartier comme un seul domaine privé. Le fil doit être entretenu : une coupure l'invalide.
Source : Talmud Erouvin 11b-12a ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 362-364.
Hol hamoedחוֹל הַמּוֹעֵד
'Hol Hamoed réunit deux mots : 'Hol (« ordinaire ») et Moed (« fête »).
Source : Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 530.
Roch Hachanaרֹאשׁ הַשָּׁנָה
Roch Hachana ouvre l'année juive.
Source : Lévitique 23:24 ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 601.
Yoma arichtaיוֹמָא אֲרִיכְתָּא
Par précaution, Roch Hachana est devenue une fête de deux jours, considérés comme un seul jour continu, le yoma arichta.
Source : Alfred J. Kolatch, The Jewish Book of Why, ch. 11.
Chofarשׁוֹפָר
Le grand rite du jour est d'entendre le chofar, une corne de bélier.
Source : Nombres 29:1 ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 585.
Ma'hzorמַחְזוֹר
L'office de Roch Hachana est long et solennel : on suit un livre de prières propre à la fête, le ma'hzor.
Source : Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 585:1 ; 592:1.
Simanimסִימָנִים
Le soir de Roch Hachana, on prend des aliments symboliques, les simanim, en formant des vœux pour l'année.
Source : Talmud Kritot 6a ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 583.
Tachlikhתַּשְׁלִיךְ
L'après-midi du premier jour (ou du second si le premier est Chabbat), on se rend au bord d'un cours d'eau pour Tachlikh.
Source : Michée 7:19 ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 583.
Téchouvaתְּשׁוּבָה
La tradition met en avant trois démarches pour rendre le jugement favorable : le retour sur soi (la téchouva, qui veut dire « retour » : reconnaître ses fautes et se corriger), la prière, et la charité.
Source : Talmud Roch Hachana 18a ; Michna Roch Hachana 1:2.
Hatima tovaחֲתִימָה טוֹבָה
Pendant ces jours, on se souhaite hatima tova, « un bon sceau » : le souhait d'être inscrit et scellé pour le bien.
Source : Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 582 ; 603.
Sélihotסְלִיחוֹת
Pendant cette période, on récite des sélihot, des prières de supplication qui demandent le pardon, tôt le matin avant l'office.
Source : Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 581:1.
Yom Kippourיוֹם כִּפּוּר
Kippour tombe le 10 Tichri, dix jours après Roch Hachana.
Source : Lévitique 23:27 ; Michna Yoma 8.
Kapparotכַּפָּרוֹת
La veille de Kippour, on prend un repas avant le jeûne, on demande pardon à ceux qu'on a blessés, et l'on suit des coutumes de préparation : l'immersion au mikvé et les kapparot.
Source : Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 604 ; 605 ; 606.
Soukotסֻכּוֹת
Soukot commence le 15 Tichri et dure sept jours.
Source : Lévitique 23:34 ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 625.
Souccahסֻכָּה
Pendant sept jours, on habite dans la souccah, une cabane provisoire : on y prend ses repas et l'on y dort si l'on peut.
Source : Lévitique 23:42 ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 625.
Quatre espècesאַרְבַּעַת הַמִּינִים
Chaque jour de la fête, sauf le Chabbat, on prend les quatre espèces : le loulav (une branche de palmier), l'etrog (un cédrat), le hadass (du myrte) et l'arava (du saule).
Source : Lévitique 23:40 ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 651.
Hochana rabbaהוֹשַׁעְנָא רַבָּא
Le septième jour de Soukot, Hochana Rabba, on fait sept tours à la synagogue avec les quatre espèces et l'on bat des branches de saule.
Source : Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 660 ; 664.
Chemini Atséretשְׁמִינִי עֲצֶרֶת
Chemini Atséret, « le huitième jour (atséret), dont le sens exact est discuté », tombe le 22 Tichri, aussitôt après Soukot.
Source : Nombres 29:35 ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 668.
Simhat torahשִׂמְחַת תּוֹרָה
Sim'hat Torah, « la joie de la Torah », célèbre l'achèvement du cycle annuel de lecture et son recommencement immédiat : on termine le dernier passage et l'on repart aussitôt au début.
Source : Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 669.
Hakafotהַקָּפוֹת
À Sim'hat Torah, on sort les rouleaux de la Torah et on fait des tours (les hakafot) autour de l'estrade de lecture, en dansant et en chantant, comme on tournait avec le loulav à Soukot.
Source : Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 669.
Hanoukaחֲנֻכָּה
Hanouka commence le 25 Kislev et dure huit jours.
Source : Talmud Chabbat 21b.
Pirsoumei nissaפִּרְסוּמֵי נִיסָּא
Le sens des lumières de Hanouka est de faire connaître le miracle : c'est l'idée de pirsoumei nissa, « la publicité du miracle ».
Source : Talmud Chabbat 21b ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 671.
Hanoukiaחֲנֻכִּיָּה
On allume avec la hanoukia, un chandelier à huit branches, plus une lumière de service, le shamash, qui sert à allumer les autres.
Source : Talmud Chabbat 21b ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 673.
Al haNissimעַל הַנִּסִּים
Pendant Hanouka, on ajoute Al haNissim, un passage de remerciement, dans la prière et dans le Birkat Hamazone.
Source : Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 682 ; 670.
Tou Bichvatט״ו בִּשְׁבָט
Tou Bichvat tombe le 15 Chevat (« Tou » désigne le nombre quinze).
Source : Michna Roch Hachana 1:1.
Sept espècesשִׁבְעַת הַמִּינִים
La coutume met à l'honneur les fruits, surtout les sept espèces par lesquelles la Torah loue la terre d'Israël : le blé, l'orge, le raisin, la figue, la grenade, l'olive et la datte.
Source : Deutéronome 8:8.
Boré peri haètsבּוֹרֵא פְּרִי הָעֵץ
Avant de manger un fruit qui pousse sur un arbre, on dit d'abord la bénédiction « boré peri haèts », « qui crée le fruit de l'arbre ».
Source : Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 202:1.
Meguilat Estherמְגִלַּת אֶסְתֵּר
Dans l'empire perse, le ministre Haman obtint un décret pour exterminer les Juifs.
Source : Rouleau d'Esther ; Talmud Meguila 7a.
Siyoumסִיּוּם
Dans les faits, la plupart des premiers-nés ne jeûnent pas.
Source : Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 470.
Hametzחָמֵץ
Le hametz est un produit des cinq céréales (blé, orge, épeautre, avoine, seigle) qui a fermenté au contact de l'eau.
Source : Exode 12:15 ; Michna Pessahim 2:5.
Bédikat hametzבְּדִיקַת חָמֵץ
Le soir du 14 Nissan, la veille de Pessah, on fait la bédikat hametz : la recherche du hametz dans la maison, traditionnellement à la lueur d'une bougie.
Source : Michna Pessahim 1:1 ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 431.
Mekhirat hametzמְכִירַת חָמֵץ
Le hametz qu'on préfère conserver (bouteilles de valeur, réserves) est vendu à un non-juif, en général par l'intermédiaire du rav, afin de ne pas le posséder pendant la fête.
Source : Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 448.
Séderסֵדֶר
Le mot séder veut dire « ordre ».
Source : Michna Pessahim 10 ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 473.
Quatre coupesאַרְבַּע כּוֹסוֹת
Au cours du Séder, on boit quatre coupes de vin, à des moments fixés.
Source : Michna Pessahim 10:1 ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 472.
Plateau du Séderקְעָרָה
Sur la table trône un plateau qui réunit les aliments du récit, chacun à sa place : le zeroa (un os grillé, rappel de l'agneau pascal), la beitsa (un œuf, rappel d'une offrande de fête), le maror et le hazeret (les herbes amères de l'esclavage), le harosset (une pâte de fruits, rappel du mortier) et le karpas (un légume trempé dans l'eau salée).
Source : Michna Pessahim 10:3 ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 473.
Kazayitכַּזַּיִת
Au Séder, on mange une portion de la taille d'une olive (un kazayit) de matsa, et de même un kazayit de maror : c'est la mesure qui permet d'accomplir la mitsva.
Source : Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 475:1 et 486.
Haggadaהַגָּדָה
Le cœur du Séder est de raconter la sortie d'Égypte, en lisant la Haggada.
Source : Exode 13:8 ; Michna Pessahim 10:5.
Compte du Omerסְפִירַת הָעֹמֶר
À partir du deuxième jour de Pessah, on compte le Omer : quarante-neuf jours, soit sept semaines, jusqu'à Chavouot.
Source : Lévitique 23:15 ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 489.
Lag baomerל״ג בָּעֹמֶר
Lag Baomer est le 33e jour du compte du Omer, le 18 Iyar.
Source : Talmud Yevamot 62b ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 493.
Chavouotשָׁבוּעוֹת
Chavouot tombe le 6 Sivan (et se prolonge le 7 en diaspora), au terme des sept semaines du Omer.
Source : Lévitique 23:15-21 ; Exode 19.
Dix commandementsעֲשֶׂרֶת הַדִּבְּרוֹת
Au Sinaï furent donnés les Dix Commandements (Aseret haDibrot).
Source : Exode 20 (la numérotation des versets varie selon les traditions).
Bein hametsarimבֵּין הַמְּצָרִים
Du 17 Tamouz au 9 Av s'étendent les trois semaines (Bein haMetsarim), un temps de deuil pour la destruction des deux Temples.
Source : Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 551.
Tich'a beAvתִּשְׁעָה בְּאָב
Le 9 Av est le jour le plus triste de l'année : un jeûne majeur d'environ vingt-cinq heures, de la veille au soir.
Source : Michna Taanit 4:6 ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 554.
Seoudah hamafseketסְעוּדָה הַמַּפְסֶקֶת
La seoudah hamafseket est le dernier repas avant le jeûne, pris l'après-midi de la veille.
Source : Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 552.
Chivaשִׁבְעָה
Le deuil suit un retour progressif à la vie.
Source : Talmud Moed Katan 27b ; Choul'han Aroukh Yoré Déa 375.
Le kaddichקַדִּישׁ
Le Kaddich est une prière de sanctification du Nom de D.ieu, en araméen.
Source : Talmud Berakhot 3a ; Choul'han Aroukh Ora'h 'Hayim 55.
Cacherout
Parsaפַּרְסָה
Pour qu'un mammifère terrestre soit cachère, il faut deux signes réunis : le sabot fendu (la parsa, la corne coupée en deux) et la rumination (l'animal remâche son herbe).
Source : Lévitique 11:3 ; Choul'han Aroukh Yoré Déa 79.
Kaskéssetקַשְׂקֶשֶׂת
Un animal aquatique est cachère s'il a des nageoires et des écailles (les kaskésset).
Source : Lévitique 11:9 ; Talmud Houlin 66b.
Hazirחֲזִיר
La Torah cite quatre animaux qui n'ont qu'un seul des deux signes, pour montrer qu'un signe ne suffit pas : le chameau, le damane et le lièvre ruminent sans sabot fendu ; le porc (le hazir) a le sabot fendu mais ne rumine pas.
Source : Lévitique 11:4-7 ; Deutéronome 14:7-8.
Messoraמְסוֹרָה
La Torah ne donne pas de signe simple pour les oiseaux : elle liste seulement les espèces interdites, surtout des rapaces.
Source : Lévitique 11:13-19 ; Choul'han Aroukh Yoré Déa 82.
Chéretsשֶׁרֶץ
Plusieurs familles n'ont aucun signe de pureté et sont toujours interdites : les crustacés et coquillages, les reptiles, les grenouilles, les rongeurs et les bestioles rampantes (le chérets).
Source : Lévitique 11:10-12, 29-31, 41-42.
Yayin nessekhיַיִן נֶסֶךְ
À l'époque talmudique, le vin employé pour des libations idolâtres, le yayin nessekh, était absolument interdit aux juifs, quel qu'en soit l'usage ultérieur.
Source : Alfred J. Kolatch, The Jewish Book of Why, ch. 4.
Stam yeinamסְתָם יֵינָם
Les Sages ont étendu l'interdit du yayin nessekh à tout vin ordinaire simplement touché par un non-juif, le stam yeinam, même sans lien avec un culte, par crainte que le partage du vin ne mène à des unions mixtes.
Source : Beth Din de Paris (« Le vin Cachère »).
Yayin mevoushalיַיִן מְבוּשָּׁל
Le vin pasteurisé, le yayin mevoushal, échappe à l'interdit du contact : les Sages considèrent qu'un vin ainsi traité n'est plus assez « noble » pour servir aux cultes idolâtres.
Source : Beth Din de Paris (« Le vin Cachère »).
Carné, lacté, parvéפַּרְוֶה
En cuisine cachère, chaque aliment appartient à une famille : carné, lacté, ou neutre.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 87.
Mélange viande-laitבָּשָׂר בְּחָלָב
La Torah interdit le mélange viande-lait (bassar béhalav) de trois façons : le cuire ensemble, le manger, et en tirer profit.
Source : Exode 23:19 ; Choul'han Aroukh Yoré Déa 87.
Bishoul akoumבִּישׁוּל עַכּוּ״ם
Par souci de dresser une barrière contre les mariages mixtes et l'assimilation, les Sages ont interdit de consommer des aliments cuits par un non-juif (le bishoul akoum), même si tous les ingrédients employés sont eux-mêmes cachères.
Source : Beth Din de Paris (« Cuisson d'aliments par des non-Juifs »).
Pat akoumפַּת עַכּוּ״ם
Le même principe que le bishoul akoum s'applique au pain : les Sages ont interdit le pain fabriqué par un non-juif (le pat akoum), toujours par souci de barrière contre l'assimilation.
Source : Beth Din de Paris (« Cuisson d'aliments par des non-Juifs »).
Chalav Israëlחָלָב יִשְׂרָאֵל
À l'époque talmudique, des non-juifs produisaient parfois du lait d'animaux non cachères, un lait qu'on pouvait mélanger sans le remarquer à du lait cachère.
Source : Beth Din de Paris (« La Cacheroute des produits laitiers »).
Guevinat akoumגְּבִינַת עַכּוּ״ם
Même quand le lait employé est certainement cachère, les Sages n'autorisent que le fromage fabriqué par un juif.
Source : Beth Din de Paris (« La Cacheroute des produits laitiers »).
Œuf parvéפַּרְוֶה
L'œuf de poule est parvé : ni carné, ni lacté.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 87.
Damדָּם
Le sang (le dam) est interdit.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 66.
Interdit du sangדָּם
La Torah interdit de consommer le sang (le dam).
Source : Lévitique 17:14 ; Choul'han Aroukh Yoré Déa 69.
Salageמְלִיחָה
La méthode habituelle est le salage (la méliha) : on rince la viande, on la trempe environ une demi-heure, on la couvre de gros sel sur toutes ses faces environ une heure, puis on rince abondamment.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 69.
Hagalaהַגְעָלָה
Un ustensile (marmite, casserole) qui a chauffé avec du liquide et absorbé un goût interdit se cachérise par la hagala : on le plonge entièrement dans l'eau bouillante.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 121.
Libounלִבּוּן
La cachérisation par le feu : un ustensile qui a chauffé à sec, au contact direct de la flamme (une poêle à frire, une grille), se chauffe au feu jusqu'à incandescence. L'eau bouillante, qui suffit pour un ustensile ayant chauffé avec du liquide, ne retire pas ce qu'il a absorbé.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 121.
Tévila d'un ustensileטְבִילָה
Un ustensile de cuisine en métal ou en verre, acheté à un non-juif, doit être immergé au mikvé avant de servir : c'est la tévila des ustensiles.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 120.
Hatsitsaחֲצִיצָה
Avant d'immerger, on retire tout ce qui ferait écran entre l'eau et l'objet (étiquette, colle, rouille) : la hatsitsa.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 120 et 202.
Pureté familiale
Niddaנִדָּה
Une femme est dite nidda depuis l'apparition d'un écoulement de sang jusqu'à son immersion au mikvé.
Source : Lévitique 15:19 ; Choul'han Aroukh Yoré Déa 183.
Harchakotהַרְחָקוֹת
Pendant la nidda, le couple observe des distances, appelées harchakot.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 195.
Mezigat hakosמְזִיגַת הַכּוֹס
Outre les trois distances principales, l'usage commun ajoute qu'on ne se sert pas à boire directement l'un à l'autre : ni verser la coupe, ni la lui tendre.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 195:11 et 195:14.
Vesetוֶסֶת
En plus des harchakot pendant la nidda, le couple prend une précaution avant même l'apparition attendue du sang, quand le cycle d'une femme suit une certaine régularité : c'est le veset.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 184 ; 189.
Veset hachodeshוֶסֶת הַחֹדֶשׁ
Le veset hachodesh se fixe par la date : la femme est indisposée trois fois de suite à la même date du mois.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 189.
Veset haflagaוֶסֶת הַהַפְלָגָה
Le veset haflaga se fixe par la durée entre deux apparitions : le même nombre de jours sépare, trois fois de suite, deux indispositions, quelle que soit la date du mois où elles tombent.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 189.
Veset hagufוֶסֶת הַגּוּף
Le veset haguf se fixe par une sensation physique répétée (un bâillement, un étirement) qui précède, à chaque fois, l'apparition du sang.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 184.
Hefsek taharaהֶפְסֵק טַהֳרָה
Une fois le sang arrêté, la femme fait un examen appelé hefsek tahara.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 196.
Sept jours néquiimשִׁבְעָה נְקִיִּים
Après un hefsek tahara valide, la femme compte 7 jours de pureté, appelés chiva néquiim, avant de pouvoir aller au mikvé.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 196.
Bédikaבְּדִיקָה
La bédika est un examen de vérification.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 196.
Mikvéמִקְוֶה
Le mikvé est un bassin d'eau conforme, destiné à l'immersion qui met fin à la nidda.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 201.
Hafifaחֲפִיפָה
La hafifa est la préparation qui précède l'immersion.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 199.
Hatsitsaחֲצִיצָה
La hatsitsa est toute interposition entre le corps et l'eau lors de l'immersion : saleté, bijou, pansement.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 198.
Maïm chéouvimמַיִם שְׁאוּבִים
L'eau « puisée » à la main, appelée maïm chéouvim, invalide un mikvé.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 201.
Tévilaטְבִילָה
La tévila est l'immersion complète : tout le corps et les cheveux sont entourés d'eau d'un seul coup, sans qu'aucune partie ne flotte au-dessus.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 200 ; 201.
Onaעוֹנָה
Après l'immersion, la nidda prend fin et le couple retrouve sa vie conjugale.
Source : Choul'han Aroukh Even haEzer 76 ; Chemot 21:10.
Kiddouchinקִדּוּשִׁין
Aux kiddouchin (la consécration), le marié remet l'anneau à la mariée devant deux témoins et prononce la formule « selon la loi de Moïse et d'Israël ».
Source : Maïmonide, Hilkhot Ishout.
Ketoubaכְּתוּבָּה
La ketouba est le contrat de mariage, rédigé en araméen et signé par deux témoins.
Source : Talmud Ketoubot.
Chalom bayitשְׁלוֹם בַּיִת
Le chalom bayit, littéralement « la paix de la maison », désigne l'harmonie entre les époux.
Source : Chabad.org, Shalom Bayit.
Kedouchaקְדוּשָּׁה
Le judaïsme voit dans l'union des époux, au sein du mariage, une source de kedoucha (sainteté).
Source : Yoatzot Halacha (Nishmat), Mitzvat Onah.
Getגֵּט
Le get est le document de divorce en droit juif.
Source : Alfred J. Kolatch, The Jewish Book of Why, ch. 2.
Hinoukhחִינוּךְ
Le mot 'hinoukh, souvent traduit par « éducation », signifie d'abord initiation ou inauguration : la première entrée en fonction dans un rôle qu'on tiendra plus tard.
Source : Sens du mot 'hinoukh d'après Rachi (Genèse 14:14).
Pidyon habenפִּדְיוֹן הַבֵּן
Parmi ces devoirs, le rachat (le pidyon haben) ne concerne que le fils premier-né de sa mère : le père le rachète par un versement à un Cohen.
Source : Talmud Kiddouchin 29a.
Prière et journée juive
Avoda chébalevעֲבוֹדָה שֶׁבַּלֵּב
La prière est appelée « le service du cœur ».
Source : Talmud Berakhot 26b ; Taanit 2a.
Réchoutרְשׁוּת
Chaharit et Minha ont toujours été obligatoires ; Arvit, elle, fut d'abord instituée comme réchout, laissée au choix de chacun.
Source : Talmud Berakhot 27b.
Modé aniמוֹדֶה אֲנִי
Au réveil, avant tout, on remercie : Modé Ani, « je Te remercie » pour l'âme rendue.
Source : sidour ; Choul'han Aroukh O.H. 1, 4 et 6.
Chemaשְׁמַע יִשְׂרָאֵל
« Écoute Israël, Hachem est notre D., Hachem est Un » : le Chema proclame l'unité divine, matin et soir.
Source : Devarim 6:4 ; Choul'han Aroukh O.H. 61.
Amidaעֲמִידָה
La Amida, « debout » : la prière centrale de chaque office, dite à voix basse, pieds joints, tourné vers Jérusalem.
Source : Choul'han Aroukh O.H. 94-95 ; Talmud Berakhot 28b.
Berakhaבְּרָכָה
Profiter de ce monde sans bénir, dit le Talmud, c'est comme prendre sans permission : la bénédiction reconnaît le Créateur et nous permet d'en jouir.
Source : Talmud Berakhot 35a.
Birkat hamazoneבִּרְכַּת הַמָּזוֹן
« Tu mangeras, tu seras rassasié et tu béniras » : bénir après un repas au pain est un commandement de la Torah elle-même.
Source : Devarim 8:10 ; Choul'han Aroukh O.H. 182-201.
Tsitsitצִיצִית
La Torah demande d'attacher des franges (tsitsit) aux coins du vêtement : « vous les verrez et vous vous souviendrez de toutes les mitsvot ».
Source : Bamidbar 15:38-40 ; Choul'han Aroukh O.H. 8 et 24.
Tefilinesתְּפִלִּין
Deux boîtiers de cuir noir contenant quatre passages de la Torah : l'un se pose sur le bras, face au cœur, l'autre sur la tête.
Source : Devarim 6:8 ; Choul'han Aroukh O.H. 25.
Mézouzaמְזוּזָה
Sur le montant droit de chaque porte d'habitation, un parchemin roulé porte les deux premiers paragraphes du Chema : la mézouza.
Source : Devarim 6:9 ; Yoré Déa 285-289.
Mikdach meatמִקְדָּשׁ מְעַט
La synagogue est appelée « petit sanctuaire » : depuis l'exil, elle tient lieu de Temple en miniature.
Source : Yé'hezkel 11:16 ; Talmud Meguila 29a ; Choul'han Aroukh O.H. 151.
Sefer torahסֵפֶר תּוֹרָה
Le rouleau de la Torah est écrit à la main, lettre par lettre, par un scribe (sofer) sur du parchemin.
Source : Yoré Déa 270-284 ; usages.
Tsédakaצְדָקָה
Tsédaka vient de tsédek, la justice : donner n'est pas une faveur, c'est rendre ce qui est dû.
Source : Devarim 15:7-8 ; Talmud Guitin 7b ; Yoré Déa 247-248.
Maasserמַעֲשֵׂר
L'usage répandu : un dixième de ses revenus (le maasser, comme la dîme des récoltes) ; un cinquième pour qui veut donner largement.
Source : Yoré Déa 249 ; Talmud Ketoubot 50a.
Veahavta lereakha kamokhaוְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ כָּמוֹךָ
« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » : Rabbi Akiva y voit le grand principe de la Torah.
Source : Vayikra 19:18 ; Talmud Chabbat 31a.
Aimer l'étrangerוַאֲהַבְתֶּם אֶת הַגֵּר
« Vous aimerez l'étranger, car vous avez été étrangers en Égypte » : la Torah y revient des dizaines de fois, plus que pour toute autre mitsva, dit le Talmud.
Source : Devarim 10:19 ; Talmud Baba Metsia 58b-59b.
Lachon haraלָשׁוֹן הָרָע
Le lachon hara : dire du mal d'autrui est interdit même quand c'est vrai.
Source : Vayikra 19:16 ; 'Hafets 'Hayim.
Kiboud av vaemכִּבּוּד אָב וָאֵם
« Honore ton père et ta mère » figure parmi les Dix Paroles.
Source : Chemot 20:12 ; Devarim 5:16 ; Talmud Kiddouchin 30b.
Kavodכָּבוֹד
Le kavod, l'un des deux devoirs envers les parents, c'est l'honneur en actes : nourrir un parent, l'habiller, le faire entrer et sortir, subvenir à ses besoins quand il ne peut plus le faire lui-même.
Source : Talmud Kiddouchin 31a-32a.
Moraמוֹרָא
Le mora, second devoir envers les parents, c'est la révérence en retenue : ne pas s'asseoir à la place réservée d'un parent, ne pas le contredire publiquement, ne pas l'appeler par son seul prénom.
Source : Talmud Kiddouchin 31a-32a.
Fondements
Tanakhתַּנַ״ךְ
La Bible hébraïque tient en un mot, Tanakh : un acronyme des initiales de ses trois parties, la Torah (la Loi), les Neviim (les Prophètes) et les Ketouvim (les Écrits).
Source : Structure du Tanakh (Sefaria).
Houmachחוּמָשׁ
La Torah rassemble cinq livres, dans l'ordre : Béréchit, Chémot, Vayikra, Bamidbar, Devarim.
Source : Structure du Tanakh (Sefaria).
Michnaמִשְׁנָה
La Michna est la première mise par écrit de la Loi orale : un texte de base, concis, qui range toute la matière en six grands ordres.
Source : Wikipedia « Talmud » (FR et EN).
Sedarimשִׁשָּׁה סְדָרִים
La Michna range toute sa matière en six ordres, en hébreu chicha sedarim (« six ordres ») : Zeraïm (Semences), Moëd (Temps fixé), Nachim (Femmes), Nezikin (Dommages), Kodachim (Choses saintes) et Taharot (Puretés).
Source : Table des matières de la Michna (Sefaria).
Bavliבַּבְלִי
Le Talmud de Babylone (en hébreu Bavli) est le plus vaste et le plus élaboré ; il est devenu la grande référence.
Source : Wikipedia « Talmud » (FR et EN).
Choul'han Aroukhשֻׁלְחָן עָרוּךְ
Le Choul'han Aroukh, « la table dressée », est un grand code de loi juive compilé au XVIe siècle par Rabbi Yossef Karo.
Source : Wikipedia « Choul'han Aroukh » (FR).
Arbaa Tourimאַרְבָּעָה טוּרִים
Le Choul'han Aroukh est bâti en quatre parties, sur le plan d'un code plus ancien, les Arbaa Tourim (« les quatre rangées »).
Source : Wikipedia « Choul'han Aroukh » (FR).
Ramaמַפָּה
Le texte de Karo suit d'abord les traditions séfarades ; le Rama, maître ashkénaze, y ajoute une glose qui donne l'usage ashkénaze.
Source : Wikipedia « Shulchan Aruch » (EN).
Origine des treize principesפֶּרֶק חֵלֶק
Le Rambam a placé la liste des treize principes de foi dans son Commentaire de la Michna, en introduction au dixième chapitre du traité Sanhédrin.
Source : Rambam, Commentaire de la Michna, Sanhédrin, Perek 'Helek.
Machia'hמָשִׁיחַ
Les quatre derniers principes portent sur le rapport de D.ieu à l'histoire : il connaît les actes et les pensées des hommes (10) ; il récompense et sanctionne (11) ; le Machia'h (le Messie) viendra (12) ; les morts ressusciteront (13).
Source : Rambam, Commentaire de la Michna, Sanhédrin, Perek 'Helek.
Torah écriteתּוֹרָה שֶׁבִּכְתָב
La Torah écrite (Torah chébikhtav) désigne les Cinq Livres reçus au Sinaï : le texte biblique lui-même, source première de la halakha.
Source : George Robinson, Essential Judaism, ch. 4.
Torah oraleתּוֹרָה שֶׁבְּעַל פֶּה
La Torah orale (Torah chébéal pé) est la tradition transmise de génération en génération, mise par écrit dans la Michna puis le Talmud : elle explique et complète la Torah écrite.
Source : George Robinson, Essential Judaism, ch. 4.
Deoraitaדְּאוֹרַיְתָא
Une règle deoraita (« de la Torah ») découle directement du texte biblique, soit qu'elle s'en déduise logiquement, soit qu'elle relève d'une tradition reçue comme remontant à Moché au Sinaï.
Source : George Robinson, Essential Judaism, ch. 4.
Derabbananדְּרַבָּנָן
Une règle derabbanan (« des rabbins ») est instituée par les Sages : elle n'est pas écrite dans la Torah, mais son observance a été rendue obligatoire au même titre.
Source : George Robinson, Essential Judaism, ch. 4.
Guézéraגְּזֵרָה
Une guézéra est un interdit institué par précaution, pour empêcher qu'on en vienne à transgresser une règle deoraita.
Source : George Robinson, Essential Judaism, ch. 4.
Syagסְיָג
Un syag (« une clôture ») désigne le principe même qui fonde la guézéra : « faire une clôture autour de la Torah », un principe énoncé dans les Pirké Avot.
Source : Pirké Avot 1:1.
Takanaתַּקָּנָה
Une takana est une institution positive des Sages, conçue pour le bien public ou la pratique religieuse, à la différence de la guézéra qui est un interdit de précaution.
Source : George Robinson, Essential Judaism, ch. 4.
Minhagמִנְהָג
Un minhag est une coutume, une pratique adoptée par un lieu ou une communauté sans avoir le statut d'une loi rabbinique, mais qui peut, avec le temps, devenir contraignante pour ceux qui la suivent.
Source : George Robinson, Essential Judaism, ch. 4.
Poskimפּוֹסְקִים
Depuis la destruction du second Temple, il n'existe plus d'autorité centrale unique (ni Sanhédrin, ni assemblée habilitée à légiférer pour tous).
Source : George Robinson, Essential Judaism, ch. 4.
Kiddouch Hachemקִדּוּשׁ הַשֵּׁם
Sanctifier le Nom divin, en hébreu Kiddouch Hachem, c'est agir de façon à honorer D.ieu aux yeux du monde.
Source : Rambam, Yessodé haTorah 5.
Hilloul Hachemחִלּוּל הַשֵּׁם
À l'opposé de la sanctification, profaner le Nom divin, en hébreu Hilloul Hachem, c'est le déshonorer.
Source : Rambam, Yessodé haTorah 5.
Yéharèg véal yaavorיֵהָרֵג וְאַל יַעֲבֹר
Trois fautes échappent à la règle de vivre.
Source : Rambam, Yessodé haTorah 5.
Taryag mitsvotתַּרְיַ״ג
Selon la tradition, la Torah renferme six cent treize commandements.
Source : Talmud Makkot 23b.
Mitsvat asséמִצְוַת עֲשֵׂה
Les commandements se partagent en deux familles.
Source : Rambam, Séfer haMitsvot.
Séfer hamitsvotסֵפֶר הַמִּצְוֺת
La liste de référence des six cent treize est celle de Maïmonide (le Rambam), dans son Séfer haMitsvot (« Livre des commandements »), rédigé au douzième siècle.
Source : Rambam, Séfer haMitsvot.
Sept lois de Noéשֶׁבַע מִצְווֹת בְּנֵי נֹחַ
Les six cent treize incombent au peuple juif.
Source : Talmud Sanhédrin 56a.
Guiourגִּיּוּר
Devenir juif se dit guiour.
Source : Consistoire de Paris (parcours des conversions).
Kabbalat mitsvotקַבָּלַת מִצְוֺת
La kabbalat mitsvot, l'acceptation des commandements, est le cœur de la conversion.
Source : Choul'han Aroukh Yoré Déa 268, 3.
Al haTevilaעַל הַטְּבִילָה
Au mikvé, le converti récite la bénédiction de l'immersion, al haTevila.
Source : Talmud Pessa'him 7b (formule des bénédictions sur une mitsva).
Mitsvot liées au tempsמִצְווֹת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָא
Un principe classique dispense la femme des mitsvot assé chehazman gerama : les commandements positifs (« tu feras ») fixés à un moment précis du jour ou de l'année.
Source : Talmud Kiddouchin 29a.
Trois mitsvot de la femmeחַנָּה
La tradition met en avant trois mitsvot confiées de façon privilégiée à la femme : prélever la 'hallah (part de la pâte), la nidda (les lois de la vie conjugale) et allumer les nerot (les lumières du Chabbat et des fêtes).
Source : Chabad « Women's Special Mitzvot » ; JewFAQ « The Role of Women ».
Hallaחַלָּה
Prélever la 'hallah, c'est séparer une petite part de la pâte à pain.
Source : Nombres 15,20-21 ; Chabad « Women's Special Mitzvot ».
Histoire et Israël
Patriarchesאָבוֹת
L'histoire juive commence avec trois générations, les patriarches (en hébreu les Avot, « les pères ») : Avraham, son fils Yitzhak, et le fils de celui-ci, Yaakov.
Source : Ken Spiro, Crash Course.
Mochéמֹשֶׁה
Le prophète qui fait sortir les Hébreux d'Égypte et reçoit la Torah au Sinaï. Né en Égypte pendant l'esclavage, il reçoit sa mission au buisson ardent et conduit le peuple jusqu'à la montagne.
Source : Ken Spiro, Crash Course.
Har Sinaïהַר סִינַי
Peu après la sortie d'Égypte, le peuple s'arrête au pied du mont Sinaï.
Source : Ken Spiro, Crash Course.
Beth haMikdachבֵּית הַמִּקְדָּשׁ
Après l'installation en terre d'Israël, le roi Salomon (Chlomo) bâtit à Jérusalem le premier Temple (Beth haMikdach, « la Maison du Sanctuaire »), centre du culte.
Source : Ken Spiro, Crash Course.
Galoutגָּלוּת
Chaque destruction ouvre un exil (en hébreu galout).
Source : Ken Spiro, Crash Course.
Shoahשׁוֹאָה
L'extermination systématique des Juifs d'Europe par le régime nazi porte le nom de Shoah (« catastrophe », en hébreu) ou d'Holocauste.
Source : Joseph Telushkin, Jewish Literacy, partie 7 (The Holocaust).
Gueonimגְּאוֹנִים
Après la Grande Révolte et Bar Kokhba, Babylone devient le principal centre de créativité religieuse juive : c'est là que prend forme le Talmud de Babylone.
Source : Joseph Telushkin, Jewish Literacy, entrées 87-88.
Pogromsפּוֹגְרוֹם
À partir du XIXe siècle en Russie, le mot pogrom (une émeute organisée contre une communauté juive, meurtrière et destructrice) entre dans le vocabulaire.
Source : Joseph Telushkin, Jewish Literacy, entrée 128.
Teroumaתְּרוּמָה
Avant de consommer une récolte de la terre d'Israël, la Torah demande d'en mettre une part à l'écart.
Source : Guide des prélèvements (Chabad.org, R. Y. Shurpin).
Chemitaשְׁמִיטָה
Tous les sept ans, la terre d'Israël se repose : c'est l'année sabbatique, appelée chemita (la « relâche »).
Source : Mitsvot dépendantes de la terre (Wikipedia, Laws and customs of the Land of Israel).
Orlaעׇרְלָה
Pendant les trois premières années d'un arbre, ses fruits sont interdits à la consommation.
Source : Guide des prélèvements (Chabad.org, R. Y. Shurpin).
Mitsvot dépendantes de la terreמִצְווֹת הַתְּלוּיוֹת בָּאָרֶץ
Les prélèvements et les interdits liés aux récoltes forment les mitsvot dépendantes de la terre : elles se rattachent au sol d'Israël.
Source : Mitsvot dépendantes de la terre (Wikipedia, Laws and customs of the Land of Israel).
Yom Haatsmaoutיוֹם הָעַצְמָאוּת
Yom Haatsmaout, « jour de l'indépendance », marque la naissance de l'État d'Israël.
Source : Wikipedia, « Yom Ha'atzmaut » (proclamation du 14 mai 1948).
Hakarat hatovהַכָּרַת הַטּוֹב
Pour la tradition, la naissance de l'État d'Israël appelle une réponse religieuse : rendre grâce à D.ieu.
Source : Rav Chaim Jachter, Kol Torah ; Rav David Brofsky, Har Etzion.
Hallelהַלֵּל
Le Hallel est un ensemble de psaumes de louange (Téhilim 113 à 118) récités aux jours de fête et de délivrance, pour remercier D.ieu.
Source : Rav Chaim Jachter, Kol Torah.
Al haNissimעַל הַנִּסִּים
Au-delà du Hallel, une manière de marquer le jour dans la prière est d'ajouter, dans la Amida, un passage de reconnaissance sur le modèle du Al haNissim (« pour les miracles »), la formule ajoutée à 'Hanouka et Pourim.
Source : Wikipedia, « Yom Ha'atzmaut » (ajout d'une version de Al haNissim).
Yom Yeroushalayimיוֹם יְרוּשָׁלַיִם
Yom Yéroushalayim, « le jour de Jérusalem », marque la réunification de la ville en 1967, quand sa partie orientale, coupée depuis 1948, est repassée sous contrôle israélien.
Source : Wikipedia, « Yom Yerushalayim ».
Kotelכּוֹתֶל
Au cœur de ce retour se trouve le Kotel, « le mur » : le Mur occidental, seul pan encore debout de l'enceinte du Temple de Jérusalem.
Source : Wikipedia, « Yom Yerushalayim ».
Hallel du jour de Jérusalemהַלֵּל
L'observance principale de la journée est le Hallel : un ensemble de psaumes de louange récités aux jours de fête et de délivrance, pour remercier D.ieu.
Source : Rav David Brofsky, Har Etzion.
Tsionצִיּוֹן
Jérusalem est au centre de l'attachement du peuple à sa terre.
Source : Jérusalem in Judaism (Wikipedia).
L'an prochain à Jérusalemלְשָׁנָה הַבָּאָה בִּירוּשָׁלַיִם
L'espérance du retour se dit d'une formule, Lechana haba'a bIrouchalayim, « l'an prochain à Jérusalem », récitée à la fin du Séder de Pessa'h et à la clôture de Yom Kippour.
Source : Jérusalem in Judaism (Wikipedia) ; liturgie (Séder, Kippour).
Keren Kayemethקֶרֶן קַיֶּמֶת לְיִשְׂרָאֵל
KKL est un sigle hebreu : Keren Kayemeth LeIsrael, que l'on rend souvent par « fonds permanent pour Israel ».
Source : KKL France (kkl.fr).
Hébreu
Alef-betאלף בית
L'hébreu s'écrit avec vingt-deux lettres, de la première (alef) à la dernière (tav).
Source : Charte de l'alphabet hébraïque (Chabad.org).
Sofitך ם ן ף ץ
Cinq lettres prennent une forme différente quand elles terminent un mot : la forme finale, dite sofit.
Source : Charte de l'alphabet hébraïque (Chabad.org).
Le nikoudנִקּוּד
Comme l'alphabet ne note que les consonnes, on ajoute les voyelles par le nikoud (« pointage ») : de petits points et traits placés le plus souvent sous la lettre.
Source : Table du nikoud (Wikipedia, Niqqud).
Guématriaגִּימַטְרִיָּה
Chaque lettre vaut aussi un nombre : c'est la guématria.
Source : Charte de l'alphabet hébraïque (Chabad.org).
Baroukh ata Hachemבָּרוּךְ אַתָּה ה' אֱלֹקֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם
La plupart des bénédictions commencent par la même formule : « Baroukh ata Hachem Eloké-nou mélekh haolam » (Béni sois-Tu, Hachem notre D.ieu, Roi du monde).
Source : Talmud Berakhot 40b ; formule du siddour (Sefaria).
Acher yatsarבָּרוּךְ אַתָּה ה' אֱלֹקֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם אֲשֶׁר יָצַר אֶת הָאָדָם בְּחָכְמָה
Après être passé aux toilettes, on remercie pour le bon fonctionnement du corps : « Baroukh ata Hachem Eloké-nou mélekh haolam, acher yatsar èt haadam bé'hokhma » (qui as formé l'être humain avec sagesse).
Source : Acher Yatsar, siddour (Sefaria) ; Talmud Berakhot 60b.
Amidaעֲמִידָה
L'Amida (« debout ») est la prière centrale de chaque office, dite debout et à voix basse.
Source : Amida, siddour (Sefaria) ; Talmud Berakhot 28b.
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